Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 15:08

L’Ivresse de Surface

Christophe MORISSET

 

La Nouveauté Littéraire


 

 

1 Livre ; 9 histoires ; 5 genres différents :
Policier, Fantastique, Thriller, Fiction, Aventure


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Disponible en version papier, en version pdf
et début 2010 sur l’AppStore

 

www.thebookedition.com

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 18:54

 

1 NATHAN

            Histoire narrant les peurs d’enfants dans une vieille maison ; rêve ou réalité ?

 

 

2 LE TICKET DE METRO

            Une scène banale de la vie parisienne bascule dans l’irrationnel.

 

 

3 DECOUPAGE

            Un flic et un psychopathe dans la campagne.

 

 

4 SYNOPSIS

            Un livre et un libraire maléfique.

 

 

5 HASARD

            On ne gagne pas à tous les coups.

 

 

6 LE PERE NOËL

            Un jour de fête d’enfant qui tourne au drame d’adulte.

 

 

7 LE TEMPS D’UNE MESSE

            Deux jumeaux unis à la vie à la mort.

 

 

8 TRAIN DE NUIT

            Une blague de potache qui tourne mal.

 

 

9 JEUX DE GARCONS

            Histoire d’enfant dans une cave terrifiante.

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 19:00

 

            Une brume épaisse recouvrait la ville, noyant les dernières lueurs du crépuscule à l’horizon. Une pluie fine et glaciale se mit à tomber sur la capitale. Paul Sheldon releva le col de son imperméable et accéléra le pas. Le trottoir humide luisait sous la lumière pâle des réverbères. La rue disparaissait petit à petit dans le brouillard et les quelques passants qui, comme lui, se hâtaient, semblaient sortir du néant. Tous les reliefs prenaient une allure fantomatique et donnaient à l’ensemble un aspect lugubre et inquiétant.

L’attention de Paul fut cependant attirée par un grincement désagréable au-dessus de sa tête. Levant les yeux, il découvrit une enseigne rouillée se balançant au gré du vent et gémissant à chaque rafale. Il eut du mal à déchiffrer les caractères à moitié effacés par le temps mais distingua les mots livres anciens et librairie, écrits en lettres gothiques. Il s’étonna de ne pas reconnaître la boutique. Cela faisait dix ans qu’il habitait ce quartier de Londres et pas une seule ruelle n’avait de secret pour lui. Il adorait les antiquités et les brocantes et passait une bonne partie de son temps libre à fouiner chez les bouquinistes. Comment pouvait-il ignorer l’existence de cette échoppe ?

Intrigué, il étudia la devanture du magasin. La vitrine poussiéreuse empêchait de voir l’intérieur. La porte d’entrée, partiellement vitrée, était dans le même état. La peinture s’écaillait par endroits et certains carreaux étaient sur le point de tomber. Paul se pencha en avant pour essayer de distinguer quelques détails mais en fut pour ses frais. Il passa la main sur les vitres mais ne put enlever la crasse qui les recouvrait. 

Il se redressa et regarda autour de lui. Il reconnaissait bien la rue et son architecture mais cette librairie ne lui disait rien du tout. Et au vu de la vétusté des lieux, elle était manifestement là depuis fort longtemps. Il observa à nouveau la grande porte, essayant d’en percer le mystère. Une pancarte accrochée par une chaînette indiquait que la boutique était ouverte. Paul hésita. Il était pressé de rentrer chez lui se mettre à l’abri, mais sa curiosité venait d’être aiguisée par cette découverte. La pluie se mit à redoubler d’intensité. Cela finit par le décider. Il tourna la poignée de la porte et entra dans la librairie.

Un carillon métallique résonna à ses oreilles, en même temps qu’une forte odeur de renfermé et de moisi emplit ses narines. Il resta quelques secondes immobile sur le pas de la porte, ne sachant que faire. Un mélange de curiosité et de crainte l’empêchait de choisir une solution. Une voix de crécelle mit un terme à son hésitation.

— Fermez la porte, il fait froid dehors !

Paul sursauta et obéit sur-le-champ, comme poussé par une force invisible. Il referma la porte, faisant retentir à nouveau la sonnette et chercha le propriétaire de la voix. La boutique était petite mais il y régnait un véritable capharnaüm. Une grande table en bois trônait au centre de la pièce, recouverte pêle-mêle d’un amoncellement de livres. Tout autour, de grandes étagères croulaient sous un nombre impressionnant de volumes. Au fond de la salle, enfin, se trouvait un comptoir en bois foncé derrière lequel se tenait un petit homme.

Paul faillit sourire en le voyant mais parvint à se retenir. Seule la tête semblait dépasser de la caisse-enregistreuse, lui donnant un aspect de robot désuet. Il avait une abondante chevelure grise frisée et portait de petites lunettes rondes derrière lesquelles brillaient deux yeux gris acier. Ce regard mit un terme définitif aux velléités de sourire de Paul. Il se sentit immédiatement transpercé par ces yeux inquisiteurs et baissa la tête.

— Bonsoir monsieur. Que puis-je pour vous ?

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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 13:59

Pour tous les possesseurs d'Iphone, le livre va bientôt être disponible sous forme d'une application.
Prix inférieur à 3 euros.
Une nouvelle gratuite.
Date de sortie imminente.
La version papier reste bien sûr d'actualité via le lien de thebookedition.
A+


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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 16:30

Max se coupa la joue pour la troisième fois en quelques minutes. Il étouffa un juron et attrapa sa serviette pour stopper le saignement. Sa main tremblait comme une feuille au vent et il laissa échapper son rasoir qui tomba dans le lavabo.

— Merde, lâcha-t-il cette fois à haute voix.

Il s’approcha de la glace pour étudier ses blessures. Elles paraissaient superficielles mais saignaient abondamment. Il appuya un peu plus fort dessus et contempla son reflet. Deux larmes, parfaitement symétriques, roulèrent sur ses joues. Le miroir lui renvoya une image qui ne lui plut guère ; celle d’un homme de trente ans venant de perdre son frère jumeau.

L’émotion devint incontrôlable et Max se mit à pleurer, enfouissant son visage dans la serviette. Il resta ainsi quelques instants, appuyé contre la vasque, essayant de retrouver le contrôle de lui-même. Inspirant profondément à plusieurs reprises, il finit par stopper la cascade de sanglots. Les yeux rougis, il termina tant bien que mal son rasage, sans se couper et quitta la salle de bain. Il se dirigea vers la penderie et en sortit son costume anthracite, le seul qu’il possédait à vrai dire. Soupirant une nouvelle fois, il s’habilla lentement, comme s’il endossait une armure de plomb. Il contempla une fois de plus son image dans le miroir de la chambre. Il se fit presque peur.

Reprends-toi, se dit-il, on dirait un zombie. Toi, au moins, tu es vivant. 

Quelqu’un, un jour, avait dit que la mort était plus pénible pour ceux qui restaient.

Il avait raison, pensa Max.

Tournant les talons, il descendit dans l’entrée et se prépara à partir pour l’enterrement de son frère.


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